L’architecture inachevée : vers un symbolisme contemporain
École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble
Sous la direction d’Élise Simon
Rédigé à l’issue de la 3ème année de Licence, ce rapport d’études constitue une première tentative de réflexion théorique sur le sens de l’architecture et sur les conditions de son jugement. En s’appuyant sur un rapprochement entre littérature et architecture, le travail explore l’hypothèse selon laquelle les matériaux, les formes et les espaces peuvent être envisagés comme les éléments d’un langage susceptible de produire non seulement des fonctions et des informations, mais également des significations, des symboles et des atmosphères. À travers des références issues de la sémiologie, de la philosophie et de la théorie architecturale, la recherche s’interroge sur la possibilité de maintenir une ambition poétique dans une discipline confrontée à des contraintes techniques, sociales, politiques et environnementales toujours plus fortes. Elle examine notamment la manière dont l’architecte peut articuler responsabilité, qualité sensible et exigence esthétique sans réduire l’une à l’autre. Ce travail marque l’émergence de plusieurs questionnements qui structureront par la suite la thèse « la condition écologique du projet architectural » : le rôle de l’atmosphère, la portée symbolique de l’architecture, la relation entre expérience sensible et projet, ainsi que la recherche d’une compréhension renouvelée de la manière dont l’architecture met l’être humain en relation avec le monde.